LE MODÈLE AVCD À L’ÉPREUVE DE LA CONSERVATION DURABLE DANS L’OUEST IVOIRIEN : DÉFIS ET PERSPECTIVES POUR LES PARCS NATIONAUX DU MONT SANGBÉ ET DU MONT PÉKO
Publication Date : 31/08/2026
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Résumé :
Face aux limites de la conservation coercitive, la Côte d’Ivoire a instauré une gouvernance participative portée par les Associations villageoises de conservation et de développement (AVCD). Cette étude en évalue l’efficacité socio-écologique autour des parcs nationaux du Mont Sangbé et du Mont Péko, dans l’Ouest ivoirien. La méthodologie combine 250 enquêtes ménages dans 20 villages riverains, 7 focus groups, des entretiens semi-directifs avec l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) et des observations de terrain. Les résultats révèlent un maillage contrasté : huit AVCD structurées au Mont Péko, soutenues par le « Prix Vert », contre douze au Mont Sangbé, restructurées selon le principe « un village, une AVCD ». Si elles favorisent la pacification des relations entre riverains et écogardes, la surveillance communautaire et le financement d’infrastructures sociales, elles se heurtent à de fortes limites : captage du pouvoir par les élites coutumières, marginalisation des femmes et des migrants, précarité des activités alternatives, report de la pression foncière en zone tampon. L’étude modélise trois scénarios à l’horizon 2035 et plaide pour une « intégration écocitoyenne et contractuelle » : ceinture agroforestière certifiée, alignement sur le règlement européen RDUE et autonomie financière des communautés par les paiements pour services environnementaux.
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Mots clés:
aires protégées, cogestion, AVCD, développement local, Ouest ivoirien
Abstract:
Faced with the limits of coercive conservation, Côte d’Ivoire has established participatory governance driven by Village Conservation and Development Associations (AVCD). This study assesses the socio-ecological effectiveness of this model around the Mont Sangbé and Mont Péko National Parks, in the west of the country. The methodology combines 250 household surveys in 20 neighbouring villages, 7 focus groups, semi-structured interviews with the Ivorian Parks and Reserves Office (OIPR) and field observation. The results reveal a contrasting pattern: eight structured AVCD at Mont Péko, supported by the “Green Prize” incentive, against twelve at Mont Sangbé, now restructured on the principle “one village, one AVCD”. While they pacify relations between residents and rangers, sustain community surveillance and fund social infrastructure, they face significant limits: elite capture, marginalisation of women and migrants, precarious alternative activities, and displacement of land pressure into the buffer zone. The study models three planning scenarios for 2035 and argues for an “eco-citizen and contractual integration”: a certified agroforestry belt, alignment with the EUDR regulation and community financial autonomy through payments for environmental services. Keywords: Protected areas, Co-management, AVCD, Local development, Western Côte d’Ivoire.

