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Perspectives plurielles

DYNAMIQUE DE LA GESTION DE LA FORÊT CLASSÉE DE FAYA AU MALI

Publication Date : 31/08/2026


Auteur(s) :

Moussa Fadiala BOCOUM.


Volume/Numéro :
Volume 2
,
Issue 4
(08 - 2026)



Résumé :

La dégradation continue des ressources naturelles en général et des ressources forestières en particulier se trouve aujourd’hui au centre des préoccupations majeures des pays en développement comme le Mali. L’une des résolutions prises dans ce sens est l’introduction de la gestion participative au niveau de la forêt classée de Faya dans la commune de Mountougoula, cercle de Kati, région de Koulikoro. Cette gestion participative s’appuie sur le plan d’aménagement forestier de 2020 et sur sa mise en œuvre. L’objectif de cet article est d’analyser l’impact de la mise en œuvre de ce plan d’aménagement forestier sur les communautés et l’environnement. L’approche méthodologique se focalise d’une part sur les recherches documentaires à partir des rapports, d’articles, des thèses de doctorat et des sites Internet. D’autre part, sur les enquêtes qualitatives de terrain à l’aide d’un guide d’entretien, ainsi que les enquêtes quantitatives avec un questionnaire. Au terme de cette étude, nous avons obtenu un certain nombre de résultats. Les enquêtes ont révélé que les échecs du plan d’aménagement forestier s’expliquent par plusieurs facteurs. Selon 75 % des ménages enquêtés, la coupe abusive de bois constitue le facteur principal de détérioration de la forêt classée de Faya, devant le surpâturage (17,5 %) et le braconnage (7,5 %). La majorité des habitants (77,5 %) dépendent directement des ressources forestières et des PFNL pour couvrir leurs besoins fondamentaux. Aussi 95 % des acteurs (structures de cogestion et agents forestiers) ne respectent pas l’ensemble des dispositions prévues par le plan d’aménagement. Les structures de cogestion (47,5 %) et les autorités forestières (42,5 %) monopolisent la mise en œuvre, excluant les autorités locales (5 %) et traditionnelles (5 %), ainsi que les maires et chefs de village. 50 %, soit 20 ménages, déplorent une carence aiguë en moyens de transport pour la surveillance du massif et en outils pédagogiques. Environ 45 %, soit 18 ménages, dénoncent des difficultés d’accès aux budgets prévus pour les opérations d’aménagement. Enfin, 5 %, soit deux ménages, pointent les ingérences et arrangements politiques au détriment du respect strict de la réglementation.


No. de téléchargement :

0


Mots clés:

gestion participative ; plan d’aménagement ; forêt classée ; implication des acteurs ; Faya ; Mali.

Abstract:

The ongoing degradation of natural resources in general, and forest resources in particular, is now a major concern for developing countries like Mali. One of the resolutions adopted in this regard is the introduction of participatory management in the Faya classified forest in the Mountougoula commune, Kati district, Koulikoro region. This participatory management is based on the 2020 forest management plan and its implementation. The objective of this article is to analyze the impact of the implementation of this forest management plan on communities and the environment. The methodological approach focuses, firstly, on documentary research using reports, articles, doctoral theses, and websites. Secondly, it relies on qualitative field surveys using an interview guide, as well as quantitative surveys with a questionnaire. At the end of this study, we obtained a number of results. Surveys revealed that the failures of the forest management plan can be attributed to the following: According to 75 % of households surveyed, excessive logging is the primary factor in the deterioration of the Faya classified forest, followed by overgrazing (17.5 %) and poaching (7.5 %). The majority of residents (77.5 %) depend directly on forest resources and non-timber forest products (NTFPs) to meet their basic needs. Furthermore, 95 % of stakeholders (co-management structures and forestry agents) do not comply with all the provisions of the management plan. Co-management structures (47.5 %) and forestry authorities (42.5 %) monopolize implementation, excluding local (5 %) and traditional (5 %) authorities, as well as mayors and village chiefs. Fifty percent, or 20 households, report a critical shortage of transportation for monitoring the forest and of educational resources. Approximately 45 %, or 18 households, reported difficulties accessing the budgets allocated for development projects. Finally, 5 %, including 2 households, pointed to political interference and backroom deals that undermined strict adherence to regulations. Keywords: participatory management; management plan; classified forest; stakeholder involvement; Faya; Mali.