ANALYSE DE L’IMPLICATION DES FEMMES DANS LA PRODUCTION ET TRANSFORMATION DU MANIOC DANS LES SOUS-PRÉFECTURES DE YAMOUSSOUKRO ET LOLOBO (CÔTE D’IVOIRE)
Publication Date : 30-04-2026
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Résumé :
L’agriculture vivrière initialement destinée à produire pour l’autoconsommation est aujourd’hui une agriculture vivrière marchande avec des cultures comme le manioc produit de plus en plus par les femmes rurales. L’objectif de cette étude est de montrer l’intérêt des femmes des Sous-préfectures de Yamoussoukro et Lolobo à produire le manioc en vue de sa transformation en attiéké. La démarche méthodologique a consisté à faire au préalable une recherche documentaire appuyée par une enquête de terrain dans six (6) localités. La technique de la boule de neige a été utilisée pour constituer l’échantillon de 135 femmes. Les résultats de cette étude montrent que 82 % des femmes ont accès à la terre pour produire le manioc et que 61 % de celle-ci n’ont aucun niveau d’étude. Elles utilisent la main d’œuvre familiale et surtout salariale pour une production de 1950 tonnes sur 149 hectares. Cette quantité de manioc est destinée prioritairement à être transformée en attiéké (1380 tonnes d’attiéké en 2025) par des unités familiales. La marge bénéficiaire des femmes se situe entre 150 000 FCFA et 300 000 FCFA sur une tonne de manioc. Ces ressources sont destinées à satisfaire les besoins familiaux et personnels. Le manioc est une source d’autonomisation des femmes dans les sous-préfectures de Yamoussoukro et Lolobo.
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Mots clés:
Autonomisation ; Attiéké ; Femmes ; Lolobo ; Yamoussoukro.
Abstract:
Subsistence farming, initially intended for self-consumption, has now become commercial subsistence farming, with crops like cassava increasingly produced by rural women. The objective of this study is to demonstrate the interest of women in the sub-prefectures of Yamoussoukro and Lolobo in producing cassava for processing into attiéké. The methodological approach consisted of preliminary literature review followed by fieldwork in six (6) localities. The snowball sampling technique was used to create a sample of 135 women. The results of this study show that 82% of the women have access to land for cassava production and that 61% of them have no formal education. They utilize family labor and, primarily, hired labor to produce 1,950 tons on 149 hectares. This quantity of cassava is primarily intended for processing into attiéké (1,380 tons of attiéké in 2025) by family units. The women’s profit margin ranges from 150,000 FCFA to 300,000 FCFA per ton of cassava. These resources are used to meet family and personal needs. Cassava is a source of empowerment for women in the sub-prefectures of Yamoussoukro and Lolobo. Keywords: Empowerment; Attiéké; Women; Lolobo; Yamoussoukro.

